Au bonheur des mots

365 jours d’écriture #47 : didascalie

Thème de ce 47ème jour du défi proposé par Girl Kissed by fire : Didascalie

Encore une fois j’ai eu du mal avec le thème du jour. J’ai essayé d’écrire un petit quelque chose quand même mais je ne sais pas si on peut réellement appeler ça des didascalies. Et comme je me sens un peu coupable d’avoir mis la pauvre Soledad dans une situation bien difficile j’en ai profité pour la sortir de là !

Salle d’attente d’un médecin, Soledad entre et s’assoit, elle a l’air préoccupée. Elle prend un magazine au hasard dans la pile et le feuillette sans y penser jusqu’à ce qu’une jolie illustration attire son attention et qu’elle lise l’article qui va avec.

Le syndrome du prince charmant.

Mesdames, vous ressentez un amour passionnel pour un homme que vous connaissez à peine, il vous semble parfait en tous points et vous ne lui voyez aucun défaut. Vous souffrez probablement du syndrome du prince charmant. Vous n’aimez pas cet homme mais vous l’idéalisez, vous voyez en lui celui qui comblera tous vos besoins inassouvis. Sachez que ce genre de comportement mène presque systématiquement à la déception, car l’image idéalisée que vous vous êtes faite de cet homme ne correspond pas à ce qu’il est réellement.

Les joues de Soledad s’empourprent alors qu’elle lit cette accroche. Elle regarde par la fenêtre perdue dans ses pensées.

« On dirait que cet article a été écrit pour moi » se dit-elle « comment puis-je prétendre aimer Philippe alors que je sais si peu de choses sur lui. Bien sûr il m’a écrit cette jolie lettre pour la Saint Valentin mais à part ça je n’arrive pas à me souvenir d’une seule confidence qu’il m’aurait faite… Est-ce que ce qui m’attire chez lui ce n’est pas simplement l’amour qu’il semble me porter. Ça faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé, ça me rappelle mes 20 ans. J’adorais l’excitation des débuts d’histoires à l’époque. J’étais plus amoureuse de l’amour que des hommes mais ça n’avait pas d’importance. Je pouvais faire des erreurs ça n’avait jamais de grave conséquences, on se séparait d’un commun accord et puis on passait à autre chose. Je n’étais responsable que de moi-même en ce temps-là, j’étais libre ! C’est dingue ça, cet article a raison, ça n’a rien à voir avec lui ! »

Soledad regarde toujours par la fenêtre mais elle sourit à présent.

 

 

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